environ 1 min à pied · Visite conseillée : environ 1,3 heures · Payant
Palais Renaissance acquis en 1568 par le cardinal Marco Sittico Altemps, c'est l'un des sites du Musée national romain. Il abrite des sculptures antiques des grandes collections nobiliaires, dont le Trône Ludovisi et le dramatique Galate se suicidant, dans des salles à fresques et des cours silencieuses.
Le saviez-vous: Il est à moins de cinq minutes à pied de la maison et souvent peu fréquenté : un trésor caché près de la Piazza Navona, idéal aussi les jours de pluie.
✦ La légende: En 1586, Roberto Altemps, jeune duc et maître de ce palais, fut décapité sur ordre du pape Sixte Quint pour adultère ; sa famille implora en vain la grâce. Depuis, on raconte que dans ces salles, certaines nuits, on entend le pas d'un homme qui va et vient sans trouver le repos.
environ 3 min à pied · Visite conseillée : environ 1 heures · Payant
Le cloître de Santa Maria della Pace est la première œuvre romaine de Donato Bramante, construite entre 1500 et 1504 : peu après, le même architecte allait concevoir la nouvelle basilique Saint-Pierre. Il accueille aujourd'hui des expositions et un café au premier étage, suspendu au-dessus du cloître.
Le saviez-vous: Depuis l'étage du cloître, une fenêtre donne sur l'intérieur de l'église et sur les Sibylles peintes à fresque par Raphaël : un point de vue insolite sur un chef-d'œuvre.
✦ La légende: Ici, la tradition n'a pas laissé de légende, mais un épisode vrai qui en vaut une. Depuis le café à l'étage, on plonge dans l'église Santa Maria della Pace et l'on voit de tout près les Sibylles peintes par Raphaël en 1514 : un point de vue que personne n'avait prévu, né par hasard de la restauration du cloître.
environ 4 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
À deux pas de la maison, cette rue droite et paisible suit une ancienne voie romaine. Elle doit son nom aux « coronari », les vendeurs de chapelets qui servaient les pèlerins en route vers Saint-Pierre. C'est aujourd'hui la rue des antiquaires, entre palais Renaissance et petites places.
Le saviez-vous: Levez les yeux vers les angles des immeubles : de petits oratoires avec des images saintes y étaient autrefois aussi le seul éclairage nocturne des rues.
✦ La légende: Au Palazzo de Cupis, on raconte l'histoire de Costanza, qui avait — tout le monde le disait — les plus belles mains de Rome, au point qu'un sculpteur en fit un moulage. Un jour elle se blessa à un doigt, la plaie s'infecta et elle en mourut. Depuis, selon la légende, certaines nuits une main très blanche apparaît à la fenêtre murée qui donne sur la rue.
environ 4 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
Église nationale des Français à Rome, consacrée en 1589. Dans la dernière chapelle à gauche, la chapelle Contarelli, se trouvent trois toiles du Caravage consacrées à saint Matthieu — la Vocation, l'Inspiration et le Martyre — peintes entre 1599 et 1602. Ce sont ses premières œuvres publiques, celles qui le rendirent célèbre en une seule saison.
Le saviez-vous: L'entrée est libre, à huit minutes à pied de la maison : trois Caravage sans billet ni file d'attente. Un minuteur à pièce éclaire la chapelle — gardez une pièce sur vous, car dans l'obscurité les toiles ne se lisent pas.
✦ La légende: De la première Inspiration de saint Matthieu, on raconte qu'elle fut refusée parce que l'évangéliste ressemblait à un paysan aux pieds sales et que l'ange lui tenait la main comme à un illettré. Le Caravage en refit une version plus convenable, celle que l'on voit aujourd'hui. La première finit à Berlin et fut détruite en 1945 : il n'en reste que des photographies en noir et blanc.
environ 5 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
La place conserve la forme du stade de Domitien (Ier siècle apr. J.-C.), dont les gradins se trouvent sous les maisons alentour. Au centre, la fontaine des Quatre-Fleuves de Gian Lorenzo Bernini (1651) représente le Nil, le Gange, le Danube et le Río de la Plata ; en face, l'église Sant'Agnese in Agone, à la façade de Francesco Borromini.
Le saviez-vous: Le Nil a la tête voilée car ses sources étaient alors inconnues. L'histoire des statues défiant l'église de Borromini n'est qu'une légende : la façade a été construite après la fontaine.
✦ La légende: On raconte que, dans la fontaine des Quatre-Fleuves, le Río de la Plata lève le bras pour se protéger de la façade de Sant'Agnese, craignant qu'elle ne s'effondre sur lui, tandis que le Nil se voile le visage pour ne pas la voir : une pique de Bernin à son rival Borromini. L'histoire est magnifique et fausse — la fontaine était achevée avant que la façade n'existe — mais les Romains la racontent depuis quatre siècles.
environ 7 min à pied · Visite conseillée : environ 10 min · Entrée libre
Juste derrière la Piazza Navona se dresse un torse de marbre usé par le temps, fragment d'une sculpture antique installé ici en 1501. Depuis, les Romains y collent la nuit des vers anonymes et mordants contre les puissants : les « pasquinades ». C'est la plus célèbre des statues parlantes de Rome.
Le saviez-vous: Il y avait six statues parlantes qui « dialoguaient » entre elles : Pasquino répondait souvent à Marforio, aujourd'hui aux musées du Capitole. Le mot « pasquinade » est passé en français.
✦ La légende: La statue mutilée à l'angle de la place est la plus ancienne des « statues parlantes » de Rome. Le nom viendrait de Pasquino, un artisan du quartier — tailleur ou barbier selon les versions — réputé pour sa langue acérée contre les puissants. Depuis le XVIe siècle, les Romains accrochent la nuit leurs billets anonymes au piédestal : les pasquinades. Qui passe aujourd'hui en trouve encore.
environ 8 min à pied · Visite conseillée : environ 40 min · Payant
Reconstruit sous l'empereur Hadrien au IIe siècle apr. J.-C. (l'inscription de la façade rappelle Marcus Agrippa, auteur du premier temple), il possède une coupole d'environ 43 mètres de diamètre, toujours la plus grande du monde en béton non armé. Église depuis 609, Santa Maria ad Martyres, il abrite les tombes de Raphaël et des rois Victor-Emmanuel II et Umberto Ier.
Le saviez-vous: L'oculus au sommet de la coupole est ouvert : quand il pleut, l'eau entre et s'écoule par de petits trous dans le sol. À la Pentecôte, selon la tradition, on fait tomber des pétales de rose par l'oculus.
✦ La légende: Une légende médiévale veut que l'oculus ne soit pas l'œuvre des architectes mais du diable : contraint de fuir lorsque l'édifice païen fut consacré église, il aurait crevé la coupole de l'intérieur. Une autre tradition raconte que les Romains remplirent le bâtiment de terre mêlée de pièces pour bâtir la voûte, et que la foule l'emporta ensuite panier après panier, à la recherche de l'or.
environ 10 min à pied · Visite conseillée : environ 1,5 heures · Payant
Construit comme mausolée de l'empereur Hadrien (achevé en 139 apr. J.-C.), il devint forteresse, prison et refuge des papes, relié au Vatican par le Passetto di Borgo : en 1527, lors du sac de Rome, le pape Clément VII s'y réfugia. C'est aujourd'hui un musée national avec une superbe terrasse sur le Tibre et Saint-Pierre.
Le saviez-vous: Le nom vient d'une légende : en 590, pendant une épidémie de peste, le pape Grégoire le Grand aurait vu l'archange Michel rengainer son épée au-dessus du mausolée. L'ange de bronze au sommet est de Peter Anton von Verschaffelt (1753) ; les anges du pont ont été dessinés par le Bernin. Le dernier acte de « Tosca » de Puccini se déroule ici.
✦ La légende: Le nom vient d'une vision. En 590, pendant une peste, le pape Grégoire le Grand menait une procession le long du Tibre lorsque, dit-on, il vit au sommet du mausolée l'archange Michel rengainer son épée : signe que le fléau était fini. La peste cessa, et depuis la masse d'Hadrien s'appelle Château Saint-Ange. L'ange de bronze au sommet est là pour cela.
environ 11 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
Autrefois pré fleuri, puis lieu de marchés et d'exécutions publiques. Au centre, la statue de Giordano Bruno (1889) rappelle le philosophe brûlé vif ici en 1600. Le matin, la place accueille un marché de fruits, de fleurs et d'épices ; le soir, elle s'anime de bars et de restaurants.
Le saviez-vous: La statue de Giordano Bruno regarde volontairement vers le Vatican : elle fut érigée après l'unité italienne comme symbole de la liberté de pensée.
✦ La légende: Une tradition fait remonter le nom à Flora, la femme aimée de Pompée, dont le théâtre s'élevait tout près : le pré qui s'étendait ici aurait été « le champ de Flora ». Les historiens penchent pour une explication plus simple — c'était vraiment un champ fleuri, pas encore bâti — mais c'est le nom romantique qui est resté dans les guides et dans la bouche des gens.
environ 13 min à pied · Visite conseillée : environ 20 min · Libre, certaines parties payantes
Quatre temples d'époque républicaine affleurent sur la place, mis au jour entre 1926 et 1929. Juste à côté se trouvait la curie de Pompée, où Jules César fut assassiné aux ides de mars 44 av. J.-C. Le site se voit depuis la rue ; les visites à l'intérieur sont gérées par la Sovrintendenza de Rome.
Le saviez-vous: Une colonie de chats vit parmi les ruines, soignée par des bénévoles : c'est l'un des refuges félins les plus connus de Rome.
✦ La légende: La tour médiévale qui ferme le site s'appelle Torre del Papito, « la tour du petit pape » : la tradition la lie à Anaclet II, élu en 1130 contre un autre pape et jamais reconnu, que le peuple appelait ainsi par dérision. Les chattes de Rome vivent dans l'aire archéologique depuis des décennies, et depuis un siècle quelqu'un descend chaque jour les nourrir.
environ 15 min à pied · Visite conseillée : environ 20 min · Libre, certaines parties payantes
Conçue par Nicola Salvi et achevée en 1762, c'est la fontaine monumentale de l'aqueduc de l'Aqua Virgo, construit par Agrippa en 19 av. J.-C. et toujours en service. La figure centrale est Océan, sur un char tiré par des chevaux marins. Fellini l'a rendue célèbre en 1960 avec « La dolce vita ».
Le saviez-vous: Les pièces jetées dans la fontaine sont régulièrement ramassées et reversées à des œuvres caritatives. Il est interdit de s'asseoir sur le bord ou d'entrer dans l'eau : consultez le site touristique officiel de Rome pour les règles d'accès actuelles.
✦ La légende: L'eau qui jaillit ici s'appelle Acqua Vergine à cause d'une très ancienne légende : en 19 av. J.-C., des soldats romains assoiffés furent conduits à la source par une jeune fille, qui disparut ensuite. La coutume moderne est plus connue : une pièce lancée de la main droite par-dessus l'épaule gauche, dos à la fontaine, promet de revenir à Rome.
environ 16 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
L'escalier de la Trinité-des-Monts (1723–1725) monte de la place jusqu'à l'église française au sommet. En bas, la fontaine de la Barcaccia de Pietro Bernini, avec l'aide de son fils Gian Lorenzo. Le poète John Keats mourut en 1821 dans la maison à droite de l'escalier, aujourd'hui musée.
Le saviez-vous: Il est interdit de s'asseoir ou de manger sur les marches : le règlement de la ville de Rome le prohibe pour protéger le monument.
✦ La légende: La fontaine en forme de barque au pied de l'escalier, la Barcaccia, doit sa forme — dit-on — à la grande crue du Tibre de 1598 : quand les eaux se retirèrent, une barque serait restée échouée ici même, et Pietro Bernini en fit une fontaine. L'explication technique est moins poétique : l'eau arrivait à faible pression, et un bassin en contrebas était le seul moyen de la faire jaillir.
environ 19 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
Pendant des siècles, ce fut la porte d'entrée de Rome pour qui arrivait du nord : ici s'achevait le voyage des pèlerins et des voyageurs du Grand Tour. Au centre, l'obélisque Flaminio, rapporté d'Héliopolis par Auguste en 10 av. J.-C. et déplacé ici en 1589. La forme ovale actuelle est de Giuseppe Valadier, au début du XIXe siècle ; d'un côté les églises jumelles, de l'autre la montée au Pincio.
Le saviez-vous: Les deux églises qui encadrent la via del Corso semblent identiques mais ne le sont pas : les parcelles n'avaient pas la même largeur, et pour qu'elles paraissent égales l'une a une coupole ovale et l'autre circulaire. Depuis la terrasse du Pincio, juste au-dessus, on a l'une des plus belles vues sur la ville au coucher du soleil.
✦ La légende: Jusqu'en 1826, la place fut un lieu d'exécutions publiques, et les Romains y venaient comme au spectacle : Charles Dickens en a laissé un récit glaçant. La tradition populaire lie le nom « popolo » à ces exécutions, mais l'étymologie est autre et plus douce : du latin *populus*, le peuplier, les arbres qui poussaient ici.
environ 19 min à pied · Visite conseillée : environ 1 heures · Libre, certaines parties payantes
La communauté juive de Rome est l'une des plus anciennes d'Europe, présente dans la ville depuis le IIe siècle av. J.-C. Le ghetto fut institué par le pape Paul IV en 1555 et ses murs abattus après 1870. Aujourd'hui, entre le portique d'Octavie d'époque augustéenne et la Grande Synagogue (1904), c'est un quartier vivant et chargé d'histoire.
Le saviez-vous: C'est ici qu'on goûte les carciofi alla giudia, artichauts frits entiers jusqu'à ressembler à des fleurs dorées : un plat emblématique de la cuisine judéo-romaine.
✦ La légende: De la fontaine des Tortues, un peu au-delà du portique d'Octavie, on raconte que le duc Mattei la fit bâtir en une seule nuit pour montrer à son futur beau-père — qui lui refusait sa fille après qu'il eut tout perdu au jeu — ce dont il était encore capable. Au matin, il montra la fontaine depuis la fenêtre, obtint l'épouse et fit murer cette fenêtre à jamais.
environ 20 min à pied · Visite conseillée : environ 40 min · Entrée libre
Une seule église et deux chefs-d'œuvre. Dans la chapelle Cerasi se font face la Conversion de saint Paul et la Crucifixion de saint Pierre, peintes par le Caravage en 1601. Dans la chapelle Chigi, conçue par Raphaël pour le banquier Agostino Chigi, la coupole en mosaïque et les statues achevées plus tard par le Bernin.
Le saviez-vous: Dans la Conversion de saint Paul, le protagoniste est à terre et occupe peu de place : près de la moitié du tableau est occupée par le cheval, vu d'en bas. Un choix si peu révérencieux que le commanditaire refusa la première version.
✦ La légende: L'église fut fondée en 1099 pour délivrer le lieu des démons. Ici, dit la légende, Néron était enterré, et du noyer poussé sur sa tombe s'envolaient chaque nuit des nuées de corbeaux noirs qui tourmentaient les passants. Le pape Pascal II fit abattre l'arbre, disperser les cendres dans le Tibre et bâtir une chapelle : les corbeaux disparurent.
environ 22 min à pied · Visite conseillée : environ 1 heures · Libre, certaines parties payantes
La plus petite colline de Rome fut pendant des siècles la plus importante : le temple de Jupiter Capitolin s'y élevait. La place que l'on voit aujourd'hui est celle de Michel-Ange, qui la redessina entièrement à partir de 1536 — l'escalier en pente douce, les palais disposés en trapèze, le dessin ovale du pavement. De part et d'autre, les musées du Capitole : la plus ancienne collection publique du monde.
Le saviez-vous: La statue équestre de Marc Aurèle au centre est une copie : l'original est à l'abri dans les musées du Capitole. Elle échappa à la fonte parce qu'au Moyen Âge on la croyait représenter Constantin, le premier empereur chrétien. Depuis la terrasse derrière le Palazzo Senatorio, on domine le Forum, gratuitement.
✦ La légende: En 390 av. J.-C., les Gaulois entrèrent dans Rome et gravirent de nuit le Capitole, dernier bastion qui restait. Les sentinelles dormaient et les chiens n'aboyèrent pas, mais les oies sacrées de Junon, gardées dans le temple, entendirent les pas et firent un tel vacarme qu'elles réveillèrent Marcus Manlius. La citadelle fut sauvée, et depuis les oies reçurent à Rome des honneurs que les chiens n'eurent jamais.
environ 22 min à pied · Visite conseillée : environ 1,5 heures · Libre, certaines parties payantes
La basilique actuelle fut construite entre 1506 et 1626 au-dessus du tombeau de l'apôtre Pierre ; la coupole suit le projet de Michel-Ange. À l'intérieur, la Pietà de Michel-Ange et le baldaquin du Bernin ; la place est embrassée par la colonnade du Bernin (1656–1667).
Le saviez-vous: L'entrée dans la basilique est gratuite, mais il y a des contrôles de sécurité et il faut avoir les épaules et les genoux couverts. La montée à la coupole est payante.
✦ La légende: Devant la basilique, à l'angle de la sacristie, souffle presque toujours un vent soudain. La légende romaine l'explique ainsi : le diable et le vent se promenaient ensemble ; le diable entra à Saint-Pierre en disant « attends-moi ici, ce sera l'affaire d'un instant », et ne ressortit jamais. Le vent, patient, l'attend encore.
environ 22 min à pied · Visite conseillée : environ 30 min · Entrée libre
La seule île du Tibre dans la ville, longue d'un peu plus de trois cents mètres. En 291 av. J.-C. on y bâtit un temple à Esculape, dieu de la médecine : depuis, l'île n'a jamais cessé de soigner, et abrite encore un hôpital. Le pont Fabricius, de 62 av. J.-C., la relie à la rive : c'est le plus ancien pont de Rome encore en service avec sa structure d'origine.
Le saviez-vous: Du côté aval, on voit encore, sculptée dans le travertin, une proue de navire avec le bâton d'Esculape : les Romains habillèrent l'île pour qu'elle ressemble vraiment au navire qui avait amené le dieu. L'été, les berges en contrebas accueillent un cinéma en plein air.
✦ La légende: Deux légendes, l'une sur l'origine, l'autre sur l'hôpital. La première dit que l'île naquit des gerbes de blé du roi Tarquin le Superbe, jetées dans le Tibre par le peuple après son expulsion et accumulées là jusqu'à former une terre. La seconde raconte qu'en 291 av. J.-C. les Romains allèrent à Épidaure chercher Esculape contre la peste : un serpent sacré monta seul à bord, et au retour plongea pour rejoindre cette île même. C'est là qu'ils bâtirent le temple.
environ 24 min à pied · Visite conseillée : environ 2 heures · Entrée libre
Le nom vient du latin « trans Tiberim », au-delà du Tibre. Ruelles pavées, façades couvertes de lierre et trattorias en font l'un des quartiers les plus aimés de Rome. En son cœur, Santa Maria in Trastevere, l'une des plus anciennes églises de la ville, aux mosaïques dorées du XIIe siècle qui brillent sur la façade.
Le saviez-vous: Les habitants du Trastevere s'appellent eux-mêmes « noantri » (« nous autres ») pour se distinguer du reste de Rome ; en juillet, le quartier célèbre sa fête traditionnelle, la Festa de' Noantri.
✦ La légende: La basilique Santa Maria in Trastevere s'élève, selon la tradition, à l'endroit où, en 38 av. J.-C., une source d'huile jaillit du sol et coula jusqu'au Tibre pendant tout un jour. Les chrétiens y virent l'annonce de la naissance du Christ, et l'endroit est encore marqué dans le sol de l'abside par l'inscription « fons olei ».
environ 26 min à pied · Visite conseillée : environ 45 min · Entrée libre
Depuis la terrasse du Janicule, le regard embrasse toute Rome, des coupoles aux collines. C'est ici qu'en 1849 les garibaldiens défendirent la République romaine : des dizaines de bustes le long des allées les rappellent, et au centre de la place se dresse le monument équestre à Giuseppe Garibaldi.
Le saviez-vous: Chaque jour à midi, sous la terrasse, un canon tire un coup à blanc : la tradition remonte à 1847, quand il donnait l'heure exacte aux clochers de la ville.
✦ La légende: Le nom vient de Janus, le dieu aux deux visages, qui selon le mythe fonda sa ville sur cette colline même. Plus concret et tout aussi ponctuel est le canon : depuis 1847, il tire à blanc chaque jour à midi pour donner l'heure exacte aux cloches des églises de Rome, qui sonnaient auparavant chacune à sa guise.
environ 28 min à pied · Visite conseillée : environ 2,5 heures · Payant
Pendant plus de mille ans, ce fut le centre politique, religieux et commercial du monde romain : ici parlaient les orateurs, se célébraient les triomphes, se rendait la justice. On marche entre la Curie, les arcs de Septime Sévère et de Titus, la maison des Vestales. Au-dessus, le Palatin : la colline où Rome naquit et où vécurent ensuite les empereurs.
Le saviez-vous: Le billet est commun au Colisée, au Forum et au Palatin : prévoyez une demi-journée et commencez par le Palatin, presque toujours plus calme. Emportez de l'eau et un chapeau : sur le Forum, il n'y a presque pas d'ombre.
✦ La légende: Au milieu du Forum s'ouvre le Lacus Curtius, et la légende dit pourquoi. Un gouffre s'ouvrit dans le sol et les devins annoncèrent qu'il ne se refermerait qu'en recevant ce que Rome avait de plus précieux. Le jeune Marcus Curtius comprit qu'il s'agissait du courage de ses citoyens : en armes, à cheval, il se jeta dans l'abîme, et la terre se referma sur lui.
environ 29 min à pied · Visite conseillée : environ 20 min · Libre, certaines parties payantes
Sous le portique de l'église Santa Maria in Cosmedin se trouve un grand disque de marbre au visage barbu : à l'origine sans doute une plaque d'égout ou une fontaine romaine. Tout près se dressent deux des temples antiques les mieux conservés de Rome, au Forum Boarium.
Le saviez-vous: Selon la légende, la Bouche mord la main des menteurs. Sa scène la plus célèbre est dans « Vacances romaines » (1953), quand Gregory Peck fait semblant de perdre la main devant Audrey Hepburn.
✦ La légende: Le mascaron de marbre, selon la légende médiévale, mord la main de qui jure faux. Une histoire racontée depuis des siècles ajoute la suite : une femme accusée d'adultère fit en sorte, avant l'épreuve, qu'un inconnu l'embrasse en public, et put ainsi jurer n'avoir jamais été dans les bras d'un autre que son mari et cet homme. Sa main resta intacte.
environ 30 min à pied · Visite conseillée : environ 3 heures · Payant
L'une des plus grandes collections d'art au monde, née au début du XVIe siècle sous le pape Jules II. Le parcours culmine dans la chapelle Sixtine, avec la voûte peinte par Michel-Ange entre 1508 et 1512 et le Jugement dernier (1536–1541) ; en chemin, les Chambres de Raphaël.
Le saviez-vous: Mieux vaut réserver sur le site officiel pour éviter les longues files. Les photos sont interdites dans la chapelle Sixtine.
✦ La légende: Dans le Jugement dernier, Michel-Ange peignit Minos, juge des enfers, avec le visage de Biagio da Cesena, le maître des cérémonies qui avait critiqué tant de nudité. On raconte que Biagio courut se plaindre au pape et que Paul III lui répondit que sa juridiction ne s'étendait pas à l'enfer : là, il ne pouvait rien. Le visage est toujours là.
environ 34 min à pied · Visite conseillée : environ 3 heures · Payant
L'amphithéâtre Flavien fut commencé par Vespasien vers 70 apr. J.-C. et inauguré par Titus en 80 avec cent jours de jeux ; il accueillait des dizaines de milliers de spectateurs, protégés du soleil par une grande toile, le velarium. À côté s'étendent le Forum romain, cœur de la vie publique de la Rome antique, et le Palatin, la colline des palais impériaux.
Le saviez-vous: Le nom « Colisée » viendrait non pas de la taille de l'édifice, mais de la statue colossale de Néron qui se dressait à côté. Les billets s'achètent sur le site officiel du Parc archéologique.
✦ La légende: « Tant que durera le Colisée, durera Rome ; quand tombera le Colisée, tombera Rome ; quand tombera Rome, tombera le monde » : la prophétie est attribuée à Bède le Vénérable, moine anglais du VIIIe siècle. Au Moyen Âge, le monument passait pour un lieu hanté, et certains y venaient la nuit invoquer les démons sous les arcades vides.
environ 37 min à pied · Visite conseillée : environ 2 heures · Payant
Dans la villa du cardinal Scipione Borghese, au cœur du grand parc, sont réunis des chefs-d'œuvre absolus : l'Apollon et Daphné et l'Enlèvement de Proserpine de Gian Lorenzo Bernini, la Pauline Borghèse d'Antonio Canova et de nombreux tableaux du Caravage.
Le saviez-vous: Dans Apollon et Daphné, le Bernin montre le marbre en train de devenir feuilles et écorce : regardez les doigts de la nymphe se changer en branches. Les visites se font par créneaux sur réservation : réservez longtemps à l'avance sur le site officiel.
✦ La légende: Le cardinal Scipione Borghese voulait la Déposition de Raphaël, qui se trouvait dans une église de Pérouse. Ne pouvant l'acheter, il la fit enlever de nuit en 1608 et transporter à Rome ; la ville protesta, et le pape Paul V — son oncle — clôtura l'affaire en offrant aux Pérugins une copie. Le tableau est toujours ici, et la façon dont il y est arrivé se raconte encore ainsi.
environ 37 min à pied · Visite conseillée : environ 45 min · Entrée libre
Sur l'Aventin, la place des Chevaliers de Malte a été conçue par Giovanni Battista Piranesi en 1765. Le portail du prieuré des Chevaliers de Malte cache l'une des vues les plus surprenantes de Rome ; tout près, le Jardin des Orangers offre un coucher de soleil sur le Tibre et Saint-Pierre.
Le saviez-vous: En approchant l'œil du trou de la serrure, on voit la coupole de Saint-Pierre parfaitement encadrée par une allée de haies : d'un seul regard, trois États — l'Ordre souverain de Malte, l'Italie et le Vatican.
✦ La légende: Sur l'Aventin, selon le récit de la fondation de Rome, Rémus attendit ses auspices et vit six vautours, tandis que Romulus, depuis le Palatin, en vit douze : cela décida quelle colline deviendrait Rome. Le trou de serrure du portail des Chevaliers de Malte est en revanche une invention du XVIIIe siècle de Giovanni Battista Piranesi, qui aligna la haie du jardin pour qu'elle encadre exactement la coupole de Saint-Pierre.
environ 42 min à pied · Visite conseillée : environ 1 heures · Libre, certaines parties payantes
Trois églises l'une sur l'autre, et l'on descend vraiment. En surface, la basilique du XIIe siècle et la mosaïque absidale de l'arbre de la croix. En dessous, la basilique paléochrétienne du IVe siècle, aux fresques médiévales. Plus bas encore, à une quinzaine de mètres, un édifice romain du Ier siècle et un mithraeum, l'autel du dieu Mithra toujours en place et un cours d'eau qui coule dans le noir.
Le saviez-vous: Sur un mur de l'église inférieure se trouve une inscription du XIe siècle considérée comme l'un des premiers témoignages écrits de la langue italienne, et non plus du latin. C'est une bordée d'injures, lancée par ceux qui traînent un saint : la langue que nous parlons commence, à l'écrit, par un gros mot.
✦ La légende: Clément, quatrième pape, fut condamné aux travaux forcés en Crimée puis jeté à la mer avec une ancre au cou. La légende raconte que la mer se retirait chaque année pendant une semaine, découvrant une chapelle de marbre bâtie par les anges et contenant son corps. C'est pourquoi, dans les mosaïques et les peintures de la basilique, saint Clément est accompagné d'une ancre.